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La maison des sports, l'Arlésienne est devenue réalité

L'Arlésienne est devenue réalité. La Maison des Sports tant espérée par le monde sportif a enfin vu le jour mais il faut reconnaître qu'elle fut source de problèmes, de soucis. Heureusement, aujourd'hui, tout est oublié.

En ce premier jour de juillet 2013, le président du CDOS de la Somme, Marcel GLAVIEUX, ses collègues du comité directeur sont heureux de prendre enfin possession d'un bâtiment dont on peut affirmer qu'il a sa place, toute sa place, dans le paysage sportif de notre département et même de la région.

Au fait, comment a germé l'idée dans la tête de nos prédécesseurs, de bâtir une Maison des Sports ?

Cela remonte tout juste à une trentaine d'années mais cela ressemble à la préhistoire du sport. C'est court mais long à la fois.
Alors, ayant vécu cette période en tant que journaliste sportif, nous avons une pensée pour Roland DUPORT qui était alors le conseiller technique régional de handball et coule aujourd'hui des jours paisibles de retraité.

Au début des années 70, le CROS de Picardie venait de se constituer. Son premier président fut Jean TROGNEUX d'Amiens, par ailleurs président de la Ligue de Picardie de tennis.

Dans toute la France, les comités régionaux olympiques et sportifs se créaient et c'est ensuite que les comités départementaux voyaient le jour. Dans la Somme, c'était vraiment le démarrage du mouvement dont le véritable instigateur aura été Julien BURNAY qui fut un grand personnage du monde sportif.
Avant d'être le patron du centre omnisports Pierre de Coubertin (devenu aujourd'hui le Coliseum), Julien BURNAY fut président de plusieurs sections sportives d'Amiens comme la natation, le hockey sur glace, le tennis de table. Un grand Monsieur du sport, récemment disparu.

« Au départ, se souvient Roland DUPORT, on ne parlait pas encore de Maison du Sport. Julien BURNAY devait être à l'origine de la création d'un CDOS. Nous nous sommes retrouvés quelques uns pour finaliser le projet qui était encouragé par la Direction Départementale de la Jeunesse et les Sports. Il y avait MM. LECONTE et ROGGEMANS. L'assemblée constitutive devait se faire à Roye. Et je me suis retrouvé premier président du CDOS. Nous n'avions pas de budget. Notre première manifestation fut une présence active à une fête des sports de la ville d'Amiens alors dirigée par René LAMPS. Cela remonte à plus de trente ans. Que de chemin parcouru depuis ! ».

De fait, le CDOS a tout juste trente ans puisqu'il a été officiellement déclaré à la Sous-Préfecture d'Amiens le 23 septembre 1983 avec publication au Journal officiel le 9 octobre 1983.

Après Roland DUPONT, le président suivant fut Christian ROGGEMANS (athlétisme) à qui succéda Jacques LECONTE (twirling bâton). Jacques LECONTE représentait donc une discipline non olympique mais c'est lui qui le premier, aura l'idée de la création d'une Maison des Sports. Au début des années 90, il était même entré en contacts avec les élus du Conseil Général de la Somme.

Jacques LECONTE disparaissait brutalement et Brigitte VANDEVELDE lui succédait.

La présidente du CDOS (elle restera en place jusqu'en 1997) réunissait alors les présidents de comités départementaux (ils étaient 23). Tous allaient dans le même sens : une Maison des Sports était absolument nécessaire. A l'époque, seul le football disposait de ses locaux propres ce qui explique qu'au départ, le siège du CDOS ait été basé au 46 rue Jules Lefebvre. Il y avait donc urgence et la présidente déclarait à l'époque : « Une Maison des Sports est absolument nécessaire sinon les bénévoles vont finir par se démobiliser ».

Le Conseil Général avait plus ou moins donné son accord et avait été envisagée, une implantation de la Maison des sports au Bon Pasteur à Amiens. Mais entre temps, un autre organisme décidait de s'y s'implanter.

Etait également évoquée une salle dans le Foyer SNCF rue de la Délivrance à Amiens, voire d'une autre salle à Doullens et même plus tard à Picquigny. Des membres du CDOS décidaient alors d'aller visiter une Maison des sports type, dans le département du Loir et Cher.

En janvier 1992, lors de l'assemblée générale du CDOS Somme, revenait sur le tapis cette Maison des sports. Dans le Courrier Picard du 23 janvier 1992, nous avions titré « La Maison des Sports à Amiens : l'Arlésienne ? »

L'année suivante, le sujet était encore évoqué mais il indisposait l'auditoire tant les choses traînaient. C'est au cours de cette assemblée générale tenue au Restaurant le Pré Porus que Marcel GLAVIEUX faisait son apparition au sein du comité directeur du CDOS. Avant lui, le monde du football avait été bien représenté par André POUILLY et Yves MERCHER.

A défaut de construire un bâtiment neuf, l'idée de s'installer rue de la Délivrance, prenait corps. « Cette Maison des sports permettra au mouvement sportif une action beaucoup plus efficace » avait déclaré Pierre HARICHAUX, alors vice-président du CROS Picardie et fondateur de la Société Picarde de Médecine du Sport.

Parallèlement à l'action entreprise dans la Somme par Brigitte VANDEVELDE, cette idée de la Maison des sports avait été aussi évoquée par .. François de MASSARY qui était le président du …CROS Picardie.

En 1996, en pleine année olympique, alors qu'il prenait possession de ses nouveaux locaux situés rue Jean XXIII, celui qui était également le président de la Fédération française de Tir à l'Arc avait souhaité « que cette Maison des sports soit régionale ». A cette époque, François de MASSARY avait également déploré que la Picardie n'avait pas de CREPS et c'était même une des rares régions de France à en être dépourvue. Aujourd'hui, la Picardie ne possède toujours pas de CREPS.

François de MASSARY souhaitait par ailleurs que soit érigée une Maison des sports qui était espérée à la fois par le CROS de Picardie et le CDOS Somme. Il y avait donc un projet commun entre les deux structures et le lieu était même trouvé : il s'agirait de deux bâtiments qui se trouvaient dans la caserne Friant. Toutefois, Brigitte VANDEVELDE et le CDOS souhaitaient surtout posséder leur propre structure, une Maison des Sports qui serait occupée par les comités départementaux.

Succédant à Brigitte VANDEVELDE à la présidence du CDOS, Marcel GLAVIEUX entend dès lors que les choses aillent vite. En mars 2000, l'assemblée générale du CDOS se déroule à Poix de Picardie. S'il évoque l'arrivée de nouvelles disciplines au sein du CDOS, la structuration des clubs, le statut du bénévole et le développement du sport féminin, Marcel GLAVIEUX revient à la charge sur la Maison des sports. Il évoque les négociations qui se déroulent entre plusieurs partenaires : le Conseil général, la Ville d'Amiens, la Région et la Direction de la Jeunesse et les sports. Le site reste le même, avec deux bâtiments situés à l'intérieur de la caserne Friant à Amiens. Des bâtiments qui seraient vendus par la Ville d'Amiens pour le franc symbolique. Il s'agit à l'époque d'une information importante qui réjouit alors le monde sportif. Mais celui-ci va bien vite déchanter.

La question de la Maison des Sports reviendra dès lors sur le tapis, lors de chaque assemblée générale du CDOS. Ainsi, en mars 2004, dans le fief même de Christian DE BLANGIE, président du comité départemental de gymnastique et maire du village, à Méricourt l'Abbé. Cette fois, on évoque la future création d'une Maison des Sports avenue du général Foy. « Elle permettra notre expression. Nos activités étaient jusqu'à présent réduites parce que nous n'avions pas de site fixe » déclare alors Marcel GLAVIEUX.

Nous étions encore loin du but tant devaient régulièrement surgir des problèmes administratifs. Ainsi, Philippe CHEVAL alors vice-président du Conseil général, affirmait « que le plan de financement était bouclé et que le dossier avait été déposé auprès des services de l'Etat. La Convention avec Amiens-Métropole avait été signée ». Philippe CHEVAL indiquait aussi que la première pierre de cette Maison des sports serait posée en 2005 et que 2006 serait celle de la concrétisation. Ah, ces promesses !

La majorité ayant changé au Conseil Général, les membres du CDOS ont désormais affaire à de nouveaux interlocuteurs. Devant la lenteur des travaux, le président Christian MANABLE fera amende honorable à la suite d‘un incident qui s'était produit lors de la pose de la première pierre (13 novembre 2009). Cette première pierre de la Maison des sports coïncidait avec celle du Dojo régional. Christian MANABLE avait même parlé de couac en évoquant le fait que Claude HATTE, membre influent du CDOS et qui s'était beaucoup investi sur le dossier de la Maison des sports, n'avait pas été invité à cette manifestation. « Cela est d'autant plus regrettable que l'idée de la Maison des sports, c'est le CDOS qui en eu le premier l'idée. Je fais donc mon mea-culpa ».

Après avoir franchi les obstacles constitués surtout par des retards dans les travaux, occasionnés par des entreprises défaillantes, des problèmes techniques et juridiques, cette Maison des sports qui, selon Gilbert MATHON, vice-président du Conseil général « n'est pas un sujet de discorde », a enfin pris corps.
Elle est désormais prête à accueillir le monde sportif.

Un jour, le président du Conseil général Christian MANABLE s'est amusé en employant cette formule : « Nous allons enfin avoir cette Maison des sports. Peut-être devrions nous l'appeler Désirée » tandis que son vice-président Gilbert MATHON ajoutait « qu'elle sera un lieu d'échanges et de coordination ».

Lionel HERBET



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